Partager l'article ! DSK/Aubry que préparent-ils ?: Le directeur du FMI s'est entretenu jeudi avec la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry. ...

Des petits cailloux pour marquer son chemin. Dominique Strauss-Kahn n'a pas le droit de s'exprimer sur la politique française tant qu'il est directeur du Fonds monétaire international. Mais à l'écouter, on comprend aisément qu'il n'est pas indifférent à la présidentielle de 2012. Chaque mot est pesé. «À ce jour - je l'ai toujours dit -, j'ai l'intention de faire mon mandat», a-t-il déclaré jeudi sur RTL. Son mandat se terminant en 2012, il devrait démissionner avant la fin pour être candidat en France. «Maintenant, si vous me demandez : si, dans certaines circonstances, je pourrais me reposer cette question [d'une candidature] ? La réponse est oui», a-t-il ajouté. Toujours ambigu, mais un peu moins qu'auparavant. Après l'interview, il lance d'ailleurs à un proche : «Vous avez vu, j'en ai dit un peu plus.»
Dominique Strauss-Kahn apparaît toujours comme le mieux placé des socialistes pour la présidentielle de 2012. Selon un sondage CSA à paraître dans Marianne, le directeur du FMI battrait Nicolas Sarkozy lors d'un second tour, tandis que Martine Aubry serait devancée par le président sortant. La candidature de Ségolène Royal n'a pas été testée dans l'enquête, ni celle de François Hollande.
Strauss-Kahn ou Aubry ? Les deux anciens ministres de Lionel Jospin semblent s'imposer comme les deux principaux présidentiables du PS. Mais ils font tout pour montrer qu'aucune rivalité ne s'installera entre eux et pour tordre le cou aux rumeurs. Jeudi, sur RTL, DSK a tressé des couronnes de lauriers à Aubry : «Elle réussit très bien dans la fonction difficile dans laquelle elle est engagée» à la tête du PS. Il est vrai que quelques jours auparavant, celle-ci avait assuré que DSK pourrait «tout à fait diriger notre pays».
Pour se dire des mots doux, rien ne vaut un tête-à-tête. Sitôt achevée l'interview sur RTL, jeudi, Dominique Strauss-Kahn est allé s'entretenir avec la première secrétaire du PS. Ils ont parlé du monde, de la France, de la gauche, mais aussi de la présidentielle. «Ils ont convenu de ne pas se fâcher et d'y réfléchir ensemble», raconte-t-on. L'entente résistera-t-elle au temps ? Les entourages de l'un comme de l'autre assurent que oui. À voir. «Personne ne peut lire dans une boule de cristal», admet un partisan de DSK. Pour l'instant, l'un et l'autre ont intérêt à respecter l'accord tacite qui leur permet de tenir à distance leurs rivaux.
L'une des questions à régler est celle des primaires de désignation du candidat. Le calendrier du vote est l'une des difficultés posées à un retour de Dominique Strauss-Kahn. «Dominique ne doit pas être empêché. Il y a un G20 en juin 2011. On ne fera pas les primaires à ce moment, ni en juillet, pendant les vacances. Le bon calendrier, c'est entre septembre et novembre 2011», explique Claude Bartolone, l'une des personnalités influentes du PS. Même l'ancien premier secrétaire François Hollande a nuancé sa position jeudi. «Il faut laisser Dominique Strauss-Kahn travailler et fixer un calendrier qui lui permettra à lui comme à d'autres, au moment opportun, de voir si les circonstances permettent, autorisent ou interdisent une candidature», a-t-il déclaré hier. Jusqu'à présent, le député de Corrèze insistait sur la nécessité d'une désignation le plus tôt possible du candidat. En attendant d'avoir éventuellement envie de revenir se présenter à la présidentielle en France, Dominique Strauss-Kahn cultive ses amitiés socialistes. Lundi, il a adressé un mot à Laurent Fabius, cible de l'ironie douteuse de Georges Frêche (qui lui trouve une «tronche pas très catholique»). Mais Dominique Strauss-Kahn n'a pas pour autant perdu contact avec l'homme fort du Languedoc-Roussillon, qui s'est rendu récemment à Washington. Bref, on ne sait toujours pas si DSK a envie d'être candidat, mais au cas où, il se donne les moyens pour le devenir.
L'expression des militants
Avec Ségolène Royal relevons les défis en 2012 :
n°12 : le défi d'une politique énergétique pour le XXIème siècle
n°11 2012-2017 : le défi d'une mandature
http://www.segoleneroyal-meag.com/article-2012-2017-le-defi-d-une-mandature-75185510.html
n°10 Le défi de la réforme révolutionnaire
http://www.segoleneroyal-meag.com/article-le-parti-de-la-reforme-revolutionnaire-74632079.html
n°9 Le défi de la mondialisation citoyenne
http://www.segoleneroyal-meag.com/article-le-defi-de-la-mondialisation-citoyenne-73663356.html
n°8 Le défi de la démocratie environnementale
http://www.segoleneroyal-meag.com/article-le-defi-de-la-democratie-environnementale-73569486.html
n°7 Le défi financier
http://www.segoleneroyal-meag.com/article-le-defi-financier-73145411.html
n°6 Le défi des PME/PMI
http://www.segoleneroyal-meag.com/article-le-defi-des-pme-pmi-73003149.html
n °5 Heuliez ou le défi de la cohérence
http://www.segoleneroyal-meag.com/article-heuliez-ou-le-defi-de-la-coherence-72206940.html
n°4 Le défi économique et social
http://www.segoleneroyal-meag.com/article-le-defi-economique-et-social-71237118.html
n°3 Le défi de la démocratie
http://www.segoleneroyal-meag.com/article-le-defi-de-la-democratie-71114756.html
n°2 Le défi de redonner de la confiance aux Français
http://www.segoleneroyal-meag.com/article-un-defi-redonner-la-confiance-aux-fran-ais-71005010.html
n°1 Le défi de l'humanité
http://www.segoleneroyal-meag.com/article-le-defi-de-l-humanite-70622193.html
